vendredi 2 juillet 2010

Les voutes de South Bridge

Avant de commencer, je voudrais dedier cette information a mon amie Emmanuelle la traductrice.


Saviez-vous que NIP en anglais est PIN? D'après vous, à quoi ressemble la traduction de PIN sur les machines distributrices de billets de train à Londres et Edinbourg? Gagné : On y lit "entrez broche". Trop drôle. Nous avons rigolé un bon 5 minutes.


Autre commentaire en lien avec hier. Le consulat canadien, pour la fête nationale a organisé une grande fête à Trafalgar Square. Le hockey et la publicité étaient au menu. En ce qui concerne l'alimentation, nous avons eu droit à des dégustations de mets représentants le Canada : la poutine et le Tim Horton... Il me semble qu'on est capable de faire mieux que ça. Un peu de sirop d'érable s'il vous plait quelqu'un!!!! Découragééééééée.


Revenons maintenant à notre sujet principal. Le South Bridge.

Edinbourg est divisé en 2 : la Old Town et la New Town. Pas très original, mais les titres disent tout. Au départ, vous vous en doutez, la ville ne comportait que la Old Town qui était constituée d'une seule rue : Le Royal Mile. Cette rue reliait simplement le château d'Edinbourg à Hollyrood Castle. Toutes les maisons étaient érigées le long de cette rue.


Lorsque la New Town fut construite, les autorités ont du démolir des maisons pour construire la route qui relie les deux sections par le North Bridge. En 1785, la ville s'étendit aussi au sud et la nécessite d'un pont passant au-dessus de la vallée était frappante. Encore une fois, ils démolirent des maisons et commencèrent la construction de South Bridge. Encore une fois, remarquez l'originalité de la nomenclature.


Le South Bridge est soutenu par des voutes. Il y en a 19. A l'époque de la construction de ce second pont, la Old Town avait été désertée par les riches qui avaient préféré le confort de l'eau courante et des toilettes de la New Town. Fini les excréments qui parcouraient la rue. Mieux encore, fini le risque de recevoir une bassine pleine sur la tête parce que la locataire du dernier étage la vidait par la fenêtre. Impossible pour elle de voir s'il y avait quelqu'un en bas puisque la loi exigeait que la vidange se fasse la nuit.


Les riches partis, les pauvres s'empilaient de plus en plus et en avaient leur claque eux aussi des odeurs et de la saleté. Ils ont donc commence a bâtir des cloisons dans les alcôves du pont et à faire des portes entre les voutes. Des familles entières y habitaient. Elles dormaient sur des paillasses et faisaient cuire leur soupe sur le feu. Il y avait des cheminées pour évacuer la fumée. Le feu ayant besoin d'oxygène, il assurait une circulation d'air.


Outre les habitations, les voutes accueillaient des travailleurs et des commerçants. Le cordonnier par exemple vendait ses chaussures sur le pont. Il y rencontrait ses clients et prenait leurs mensurations. Son ouvrier, installé dans les voutes, fabriquait les chaussures à la lueur de la chandelle. Pour cela, il utilisait de belles pièces de cuir. Le soir venu, avec les retailles et les parties moins belles de cuir, il confectionnait des chaussures que les pauvres venaient lui acheter dans la fabrique. Comme l'éclairage était déficient, les clients cherchaient à tâton deux chaussures qui leur allait a peu près. Lorsqu'ils arrivaient à la lumière, c'était toujours une surprise de découvrir ce qu'ils avaient choisi. Les couleurs et les styles pouvaient être fort différents. Par contre, peu leur importait. Les souliers ne leur servaient qu'a protéger leurs pieds du sol empêtré des rues d'Edinbourg.

Le marchand de vin lui a profite de la fraicheur et de l'humidité des alcôves pour entreposer sa marchandise.

Finalement, il y eut un Pub pour les petites gens. Quoi de mieux qu'un endroit quasi sous-terrain pour ouvrir un bar n'est-ce pas? L'alcool de mauvaise qualité y coulait à flot.

Par contre, un tel lieu était un véritable paradis pour les virus. Les gens mourraient facilement suite à des affections plutôt bénignes à cause de la proximité, de l'humidité et du flagrant manque d'hygiène.

En 1850, la ville a évacué familles et commerçants. Toutefois, ce devint un lieu idéal pour les malfrats de toute espèce. Ils s'y cachaient le jour pour mieux sortir la nuit. Vers 1870, c'est un entrepreneur qui racheta les alcôves pour les louer a nouveau a des commerçants. Ce n'est qu'en 1900 que tout fut condamne et que les voutes furent oubliées.


En 1985, elles fuent redécouvertes, remplies d'objets témoignant de la présence des habitants et des activités des gens de l'époque à cet endroit.
Je vous laisse le site web de la compagnie qui nous a fait visiter les dessous du pont. C'est en anglais, mais simple a comprendre. Je vous ferai remarquer que la visite était aussi en anglais et que j'ai pratiquement tout compris sans mon amoureux :D
http://www.historic-uk.com/DestinationsUK/EdinburghVaults.htm
Pour ceux que ça intéresse, mon amoureux est fier de vous dire qu'au cours des prochains jours, il sera au volant d'une Audi A3.... Ah les hommes.
Départ pour Islay demain matin (prononcer Highlaw). Nous nous arrêterons d'abord à Rosslyn Chapel. Je ne sais pas quand j'aurai accès à la toile la prochaine fois. Bisous.

3 commentaires:

  1. Ha ha ha! Merci de ta dédicace!

    J'adore lire ton récit de voyage, il est aussi instructif que comique! J'ai juste hâte d'avoir un support visuel, vivement les photos à ton retour!

    RépondreSupprimer
  2. Je les ajouterai, promis. Je prendrai aussi le temps d'ajouter les accents. Direction Roslyn dans quelques minutes. Nous en profiterons pour passer a Loch Lomond et faire un peu de geocaching en passant. Nous sommes chanceux, c'est venteux (tres venteux), mais ensoleille.

    Ge

    RépondreSupprimer
  3. Wow! Une Audi!!! Je suis siiiiiiiii jalouse!!!!!

    RépondreSupprimer