mardi 6 juillet 2010

Whisky et traversier

Température beaucoup plus clémente hier. Nous avons profité du soleil et du vent pour aller visiter la distillerie de Lagavulin. L'accent de la guide était beaucoup plus facile à comprendre que celle de Bowmore. J'ai donc pu comprendre un peu plus le fonctionnement de la distillerie. De plus, Lagavulin ne souffre pas du manque d'eau qui se fait sentir dans toute l'Écosse depuis le printemps. Ils sont donc encore en production.

Pour ce qui est du traversier, sachez que je suis un très bon marin d'eau douce et que j'ai pu lire hier au rerour. La mer était des plus calmes et ayant le vent dans le dos, le voyage a pris 20 minutes de moins que prévu. J'ai donc gardé le sourire et mes couleurs.

Je suis en train de lire le dernier livre de Katy Reich (roulement de tambour) en anglais (tadam). Je ne comprends pas tous les mots et mon cerveau les pronnonce probablement tout croche, mais je comprends l'histoire et en cas de doute, j'ai mon traducteur personnel). Je vous le dis, j'ai vraiment choisi le meilleur parti disponible depuis grand-papa. (Je t'aime grand-papa).

Donc magnifique B&B hier encore. J'adore rencontrer les gens. J'ai ainsi appris que dans le centre de l'Écosse très peu comprennent le galéique, malgré le fait que les panneaux indicateurs soient bilingues. Il faut dire que la sonorité de l'alphabet galéique n'a rien à voir avec l'anglais. d'autre part, nos hôtes étaient bien impressionnés de savoir qu'on pouvait vivre au Québec en ne parlant pas anglais. Surtout considérant la masse qui nous entoure. Au fond, les Écossais ont vécu à peu près la même histoire que nous avec les Anglais. Mais ils ont perdu beaucoup plus...

dimanche 4 juillet 2010

Des vagues et du whisky

Température typiquement éossaise ce matin.  Il pleut à l'envers.  En fait, il vente tellement qu'on a l'impression que la pluie vient du côté.  Sur le bateau, Félix a vu la météo et ils annoncent des éclaircies.  Je suis obligée de le croire sur parole puisque j'étais trop occupée à vomir dans les toilettes.  Une gentille enployée est venue me voir pour me flatter le dos et me donner des serviettes humides.  Elle m'a aussi suggéré de descendre sur le pont inférieur, au grand air, ce qui a effectivement fait beaucoup de bien.

Mais attention, n'allez pas croire que je suis moumoune.  Selon mon amoureux toujours (il n'y a pas de hublot dans le fond de la toilette), les vagues variaient entre 10 et 20 pieds.  Arrangez ça comme vous voulez, mais ça fait du tangage en chien... Mettez ça sur 1h30 (le premier 30 minutes a été calme), c'est un mal de coeur garanti.
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La météo sur l'ile est effectivement changeante.  ç(je n'ai toujours pas trouvé le c cédille majuscule)a me fait penser à la Gaspésie avec ses grands vents qui poussent les nuages à toute vitesse.  ça donne donc de belles percées de soleil suivies de déluges incroyables.  L'avantage du vent est que mon jeans sèche en quelques minutes.

Pour les amateurs d'Histoire (oui oui, avec un grand H.  Vieux comme ça, ça le mérite bien), nous sommes allés voir la plus vieille croix celtique d'Écosse.  Elle date des années 700.  Elle y aurait été érigée par les Irlandais qui ont implanté le christianisme ici.
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Compte rendu de Bowmore : Comme le printemps a été particulièrement sec, la rivière n'est plus à même de fournir l'eau nécessaire à la production.  Les employés entretiennent ce qui est en cours, mais ne peuvent partir d'autres futs.  Nous avons tout de même pu voir les isntallations, visionner une courte vidéo et déguster un whisky de 12 ans d'âge.  Ouf, le whisky n'est pas fait pour moi.  Mon chum en était bien heureux, il a eu une double dose.  Nous irons quand même visiter Lagavulin demain.  Notre hôtesse se fera un plaisir de nous mettre à la porte à 9h10 pour que nous soyons de la visite de 9h30.  Ce sera ensuite le retour sur le traversier (Beurk !)

samedi 3 juillet 2010

Tarbert

Je travaille de mon iPod ce soir. Le message sera donc bref.

Nous avons visité Rosslyn Chapel ce matin. Nous avons été un peu déçus. La chapelle est merveilleuse, mais il est impossible de la voir de loin. Des clôtures ont été érigées devant pour obliger les gens à entrer sur le site et payer. De plus, elle est en restauration. Elle en avait grandement besoin, mais les échafaudages étaient encombrants.

Assez pour le chialage. Nous sommes passés par Loch Lomond. Wow. Quelle vue. Les montagnes sont à couper le souffle. Elles sont couvertes d'herbe, ce qui leur confère un style bien différent des montagnes québécoises.

À partir de là, nous nous sommes dirigés vers notre Couette & café dans un petit village de pêcheurs. Tout au long des 100km que nous avons parcourus, nous n'avons vu que des paysages à couper le souffle et pour ma maman, des champs de moutons. Ils en font pousser partout ici.

Avez-vous remarqué mes accents? En passant, j'ai de nouveau accès à mon FB.

vendredi 2 juillet 2010

Les voutes de South Bridge

Avant de commencer, je voudrais dedier cette information a mon amie Emmanuelle la traductrice.


Saviez-vous que NIP en anglais est PIN? D'après vous, à quoi ressemble la traduction de PIN sur les machines distributrices de billets de train à Londres et Edinbourg? Gagné : On y lit "entrez broche". Trop drôle. Nous avons rigolé un bon 5 minutes.


Autre commentaire en lien avec hier. Le consulat canadien, pour la fête nationale a organisé une grande fête à Trafalgar Square. Le hockey et la publicité étaient au menu. En ce qui concerne l'alimentation, nous avons eu droit à des dégustations de mets représentants le Canada : la poutine et le Tim Horton... Il me semble qu'on est capable de faire mieux que ça. Un peu de sirop d'érable s'il vous plait quelqu'un!!!! Découragééééééée.


Revenons maintenant à notre sujet principal. Le South Bridge.

Edinbourg est divisé en 2 : la Old Town et la New Town. Pas très original, mais les titres disent tout. Au départ, vous vous en doutez, la ville ne comportait que la Old Town qui était constituée d'une seule rue : Le Royal Mile. Cette rue reliait simplement le château d'Edinbourg à Hollyrood Castle. Toutes les maisons étaient érigées le long de cette rue.


Lorsque la New Town fut construite, les autorités ont du démolir des maisons pour construire la route qui relie les deux sections par le North Bridge. En 1785, la ville s'étendit aussi au sud et la nécessite d'un pont passant au-dessus de la vallée était frappante. Encore une fois, ils démolirent des maisons et commencèrent la construction de South Bridge. Encore une fois, remarquez l'originalité de la nomenclature.


Le South Bridge est soutenu par des voutes. Il y en a 19. A l'époque de la construction de ce second pont, la Old Town avait été désertée par les riches qui avaient préféré le confort de l'eau courante et des toilettes de la New Town. Fini les excréments qui parcouraient la rue. Mieux encore, fini le risque de recevoir une bassine pleine sur la tête parce que la locataire du dernier étage la vidait par la fenêtre. Impossible pour elle de voir s'il y avait quelqu'un en bas puisque la loi exigeait que la vidange se fasse la nuit.


Les riches partis, les pauvres s'empilaient de plus en plus et en avaient leur claque eux aussi des odeurs et de la saleté. Ils ont donc commence a bâtir des cloisons dans les alcôves du pont et à faire des portes entre les voutes. Des familles entières y habitaient. Elles dormaient sur des paillasses et faisaient cuire leur soupe sur le feu. Il y avait des cheminées pour évacuer la fumée. Le feu ayant besoin d'oxygène, il assurait une circulation d'air.


Outre les habitations, les voutes accueillaient des travailleurs et des commerçants. Le cordonnier par exemple vendait ses chaussures sur le pont. Il y rencontrait ses clients et prenait leurs mensurations. Son ouvrier, installé dans les voutes, fabriquait les chaussures à la lueur de la chandelle. Pour cela, il utilisait de belles pièces de cuir. Le soir venu, avec les retailles et les parties moins belles de cuir, il confectionnait des chaussures que les pauvres venaient lui acheter dans la fabrique. Comme l'éclairage était déficient, les clients cherchaient à tâton deux chaussures qui leur allait a peu près. Lorsqu'ils arrivaient à la lumière, c'était toujours une surprise de découvrir ce qu'ils avaient choisi. Les couleurs et les styles pouvaient être fort différents. Par contre, peu leur importait. Les souliers ne leur servaient qu'a protéger leurs pieds du sol empêtré des rues d'Edinbourg.

Le marchand de vin lui a profite de la fraicheur et de l'humidité des alcôves pour entreposer sa marchandise.

Finalement, il y eut un Pub pour les petites gens. Quoi de mieux qu'un endroit quasi sous-terrain pour ouvrir un bar n'est-ce pas? L'alcool de mauvaise qualité y coulait à flot.

Par contre, un tel lieu était un véritable paradis pour les virus. Les gens mourraient facilement suite à des affections plutôt bénignes à cause de la proximité, de l'humidité et du flagrant manque d'hygiène.

En 1850, la ville a évacué familles et commerçants. Toutefois, ce devint un lieu idéal pour les malfrats de toute espèce. Ils s'y cachaient le jour pour mieux sortir la nuit. Vers 1870, c'est un entrepreneur qui racheta les alcôves pour les louer a nouveau a des commerçants. Ce n'est qu'en 1900 que tout fut condamne et que les voutes furent oubliées.


En 1985, elles fuent redécouvertes, remplies d'objets témoignant de la présence des habitants et des activités des gens de l'époque à cet endroit.
Je vous laisse le site web de la compagnie qui nous a fait visiter les dessous du pont. C'est en anglais, mais simple a comprendre. Je vous ferai remarquer que la visite était aussi en anglais et que j'ai pratiquement tout compris sans mon amoureux :D
http://www.historic-uk.com/DestinationsUK/EdinburghVaults.htm
Pour ceux que ça intéresse, mon amoureux est fier de vous dire qu'au cours des prochains jours, il sera au volant d'une Audi A3.... Ah les hommes.
Départ pour Islay demain matin (prononcer Highlaw). Nous nous arrêterons d'abord à Rosslyn Chapel. Je ne sais pas quand j'aurai accès à la toile la prochaine fois. Bisous.

jeudi 1 juillet 2010

Facebook

cr&^$^%E&*e de Facebook, parce que je suis loin de la maison, il me fait des difficultés, allégant que c'est pour la sécurite de mon compte....

Alors le blog et les courriels sont mes seuls moyens de communication pour l'intant.

Bisous tout le monde Bonne nuit.

La mode anglaise ou plutot les anglaises et la mode

Tout d'abord, un peu d'indulgence. Comme j'utilise un Mac ce soir pour la première fois, je n'ai aucune espèce d'idée de l'endroit où se trouvent les accents. Quelqu'un peut m'aider?

À Londres, j'ai vu 2 types d'Anglaises. La chic, du bout des chaussures, à la pointe des cheveux en passant par le sac à main. Idéalement extravagant. Celle qui s'habille pour aller au bureau en prévision du cocktail dans Soho à la fin de la journée. Il faut préciser que la chaussure anglaise est rarement banale. Elle s'impose et elle se démarque. Il n'y a pas deux paires identiques.

Cette Anglaise semble sortie d'un magazine de mode et porte un vêtement qui n'a rien à envier à la haute couture. Je vous avoue que mon oeil peu habitué a plutôt trouvé que ça détonnait.

Il y a ensuite l'Anglaise moyenne qui manque cruellement de gout. Il lui arrive d'avoir une chaussure intéressante, mais avec un ensemble tellement insignifiant que ça en fait pitié. Nous nous croirions projetés en 1990, mais dans toute son horreur. J'inclus aussi dans cette catégorie les Anglaises bien chaussées, mais dont la démarche est déficiente et qui une fois assise ont tellement les pieds croches qu'elles en perdent toute classe. Le pied bien chaussé se doit d'être droit, même assise dans le métro.

Autre observation. Le sein britanique se porte petit et au naturel. Pourquoi l'encabaner dans un soutien-gorge quand il peut pendre librement? Il se porte très bien sous une camisole ou sous une robe décolletée. Idéalement fleurie et à froufrou.

Ce que je ne comprends point est que l'Anglais lui est impeccable. Qu'il porte le complet ou le bermuda, il se démarque par son bon gout et sa sobriété. Peu importe son âge, son style et sa couleur, l'Anglais est chic et respecte les lois du bon gout.

2 jours...

Ouf, deux jours sans internet. Difficile pour le coeur d'une maman. Même le téléphone a été difficile à trouver. J'ai dû faire trafiquer mon téléphone cellulaire pour changer la carte SIM et pouvoir acheter une carte d'appel. En trouver une pour un téléphone fixe est rendu impossible. La technologie a du bon, mais on aime bien nos vieilles habitudes quand même. L'avantage est que je ne serai plus dépendante des téléphones publics.

J'avais oublié à quel point c'est long faire les accents avec les bons vieux codes. Heureusement, je me souviens de ce que j'utilisais à l'époque. Et vous, vous en souvenez-vous ? L'accent aigü ? Le u tréma ?

Des nouvelles de Londres maintenant. Nous n'aurions pas eu assez d'une semaine, imaginez 3 jours. La première journée a commencé par une sieste. C'est bien beau dormir dans l'avion, mais c'est loin d'être suffisant. Nous avons donc dormi un petit 3 heures pour nous remettre d'applomb avant d'aller marcher en ville. Petit diner en ville dans un Pub. Bof, je pense que ce ne sera jamais très bon les Pubs, mais ça mettait dans le bain. Ensuite, un petit tour de ville à commencer par le parlement, l'Abbaye de Westminster et Big Ben bien sûr. Pour se rendre au pont de Londres, nous avons pris le bateau, ce qui nous a permis de voir la ville sous un autre angle. Et là, la découverte. Pour moi bien sûr puisque Félix est déjà venu à Londre... Les Tours de Londres. Wow, que c'est impressionnant. Nous l'avons visité hier, mais je ne suis pas rendue là. Donc, petit tour au Starbuck histoire de ne pas se sentir dépaysé et hop, dans le métro direction Notting Hill. Le hic est que nous avons voulu aller faire un tour aux jardins de Kensington qu'on croyaient plus près. Nous n'avons donc pas vu Notting Hill comme j'aurais voulu, mais bon. J'ai pensé à mes petits quand j'ai vu le caroussel qui tournait, plein de petits passagers. Pour finir notre journée, nous avons marché aux environs des jardins où nous avons trouvé beaucoup de boutiques et de restos. Un petit italien a bien fait l'affaire.

Retour au centre scout pour le dodo. Nous avons TRèS (je n'ai pas envie de passer la journée à chercher le e accent grave majuscule :P ) bien dormi, dans de véritables lits et des matelas biens fermes. Le Moulin de Wakefield aurait beaucoup à apprendre du centre scout londonnien. Mais c'est fou comme les Anglais reviennent tard du boulot! Le train de 21h55 était bondé de travailleurs. Idem pour le train de 21h25. Finissent-ils vraiment de travailler si tard? Nous en avons vu plusieurs dans Soho hier soir en train de prendre une bière sur le trottoir (quelle drôle d'idée!). Ils n'ont pas de famille? Par contre, il faut dire que ce matin, je me suis levée à huit heure et c'était le calme plat au centre scout. J'ai pu prendre une bonne douche bien chaude sans avoir à faire la file.

Je vous parle rapidement de notre visite aux Tours de Londres. Nous nous sommes réveillés à 10h hier :( (raison pour laquelle j'ai mis le cadran ce matin). Nous avons donc courru en ville puisque la visite du château prend environ 3 heures. Comme c'est impressionnant. Dire que la White Tour a presque mille ans!!! Mon pays n'a même pas cet âge! Imaginez-vous de quoi votre maison aura l'air dans 100 ans? Imaginez 1000. Nous vous montrerons les photos à notre arrivée. Un peu compliqué de s'en occuper ici. Nous n'avons apporté que mon iPod. Nous regrettons un peu de ne pas avoir le portable. Surtout que nous savons maintenant que nous avions droit à deux bagages à main dans l'avion, en plus de ma sacoche. Dommage, je devrai m'en acheter une ici :D

Bonne journée tout le monde. Nous irons faire un petit tour à Trafalgar ce matin pour les festivités du 1er juillet. Vol vers Edinburgh cet après-midi, où je devrais avoir internet facilement. Je vous raconterai d'autres détails.

Embrassez mes enfants pour moi.